Salutââtions

  drapeau-tibet.jpg

Parce que les autorités chinoises nous ont déjà démontré par a + b qu'elles étaient aussi communistes que George Bush admirateur de Karl Marx... (lire la suite)

 

                                          

                                       

Mardi 6 mai 2008

Petit conseil à l’usage des étudiants à la recherche d’emplois saisonniers.

 

La participation au jeu télévisé de « L’île de laTentation » est une prestation de travail (oui, vous avez bien lu) d'après la Cour d'Appel de Paris.

(En effet, le règlement du jeu disposait clairement que les participants devaient être disponibles « pour le tournage, avec interdiction de sortir du site et de communiquer avec l'extérieur, pendant plusieurs jours et nuits tant que dure le tournage, "le participant" ne pouvant interrompre sa collaboration qu'au motif de circonstances exceptionnelles ou avec l'accord préalable de la société de production ».  

Cela impliquait donc de se mettre à la disposition de la Société Productrice pour produire un comportement qui serait dans l’intérêt de cette dernière.)

 

Le meilleur, ce n’est pas le contrat de travail mais plutôt tout ce qu’il emporte, à savoir la rémunération des heures supplémentaires (et dieu sait s’il y a du en avoir), le versements de sommes pour licenciement irrégulier et des indemnités pour travail dissimulé.

Par ici la monnaie.

 

Alors si la Cour de Cassation partage le point de vue de la Cour d’Appel de Paris, ruez vous sur la télé-réalité pour participer à ces jeux crétins où vous pourrez gagner de l’argent dans un cadre de rêve (avec des petites activités sympa de type planche à voile) même en ne remportant pas le pactole… a condition de passer pour un con à la télé (et d’être bodybuildé). Rien n’est gratuit ici bas.

par L'Héliographe publié dans : Le 20h d'Eironeia: informations diverses
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 5 mai 2008
Bientôt, la Présidence des Etats-Unis ne sera plus un métier de Bush.

C'était la Phrase du Jour, présentée par l'Héliographe.
par L'Héliographe publié dans : "Au petit vin blanc", bistrot d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 4 mai 2008
Devant le succès décoiffant du 1er épisode de ce feuilleton souterrain en deux parties (7 lecteurs que je salue au passage: je vous aime), je ne pouvais rester de marbre dans ma tour d'ivoire (je suis dans ma période matériaux nobles en ce moment, pardonnez moi.) en vous abandonnant cyniquement à la lente torture d'une attente insoutenable.
Ne me remerciez pas.

Voila donc la suite.






Ce que je raconte là peut indifféremment avoir lieu le matin à 7h du mat’ ou au contraire à 18h.

« Affabulateur » me direz-vous (encore que vous n’ayez rien à dire, mais je suis tolérant) « d’où sort la mamie à l’heure que choisit l’aube pour pointer son nez rose ? »

Bravo pour la poésie de votre question, mais je ne peux malheureusement y répondre. Pourquoi une mamie très certainement retraitée prend-elle le métro à 7h du matin alors que c’est de loin l’heure la plus chargée de la journée ?

Ne pourrait-elle pas aller acheter ses poireaux plus tard (d’ailleurs où diable les a-t-elle trouvé ?) ? Là encore, silence radio.

Si ça se trouve, toute personne de plus de 60 ans est membre d’une Organisation Secrète, parce que parfois, ils sont plusieurs dans la même rame. Et avec les mêmes poireaux. Je suis observateur mine de rien, moi, le matin. Ce légume a peut-être des propriétés ensorcelantes pour des rituels vaudou… D’ailleurs maintenant que j’y pense, le poireau vinaigrette de la cantine m’a toujours fait vomir. C’est un signe qui ne trompe pas.

 Ça frise l’indécence, tout de même, de se plonger avec délectation dans un bain de foule tôt le matin quand on a la possibilité de dormir jusqu’à midi sans avoir à rendre de comptes à personne, mais après tout c’est leur problème.

 

Aussi viennent-ils ajouter une fleur au bouquet de senteurs variées qui enivrent les wagons aux périodes clefs de la journée. Les yeux fermés, on peut déterminer avec précision l’heure qu’il est, à quelques minutes près : le matin les voitures embaument le parfum, le déodorant et le linge propre. Et le poireau (n’oublions pas notre énigmatique mamie agent secret vaudou).

Mais ça fleure également bon le chou moisi oublié au fond d’un frigo pendant 3 semaines lorsque le gars qui vous souffle dans le cou – intimité des heures de pointe oblige – n’a pas jugé bon de se laver les dents.

Âmes sensibles s’abstenir.

A midi, c’est au tour des sandwichs et des Mac Do d’exhaler leur délicat fumet de boustifaille graisseuse qui a la fâcheuse caractéristique d’imprégner avec une surprenante rapidité les textiles de quelque matière que ce soit, avec une intrigante préférence pour la laine.

Quand au soir, l’odeur de linge propre ayant déjà cédé la place à celle de la friture, cette dernière s’est parée d’un fond violent de transpiration racée.

Il paraît que l’on communique beaucoup à grands renforts d’odeurs, celle de notre transpiration déterminant de par sa composition chimique avec quel autre humain nous serions potentiellement accouplable pour perpétuer noblement notre race à deux pattes.

 Si tel est le cas, alors le métro est également une vaste agence matrimoniale plus odorante que les vestiaires de l’équipe de foot municipale senior, bedonnante et essoufflée un soir de match.

On pourrait s’échanger nos échantillons de transpiration plutôt que nos numéros de téléphone : comme la vendeuse de Marionnaud qui nous fait sentir les parfums sur des bandelettes de papier… Ce serait tellement plus romantique…

Dans tous les cas, me concernant, le tri est d’ores et déjà fait, et consciemment de surcroît: j’ai devancé la chimie, rien que ça. Je dois pourtant concéder que celui qui se cramponne de son mieux aux barres du plafond pour éviter de s’étaler au premier virage m’a beaucoup aidé : l’auréole décorant fièrement son Tee-shirt au niveau des aisselles et sur laquelle j’ai la joue collé m’a soufflé discrètement au creux de l’oreille que je n’étais pas accouplable avec son propriétaire. Sûr que ça ferai des petits monstres sinon.

 

C’est amusant aussi de regarder les gens. Et c’est encore mieux de reconnaître ceux que l’on a croisés le matin même, si on y arrive (ce qui n’est pas gagné d’avance, même pour les yeux expérimentés).

Le look va de paire avec le parfum : en lieu et place du maquillage naguère impeccable et du tailleurs couleur crème aux plis parfaitement marqués se dévoilent à présent une silhouette échevelée,  les traits tirés et les yeux cernés entachés de coulures de maquillage. A croire qu’en sortant du métro et pendant toute la journée, la jeune cadre dynamique dont le chignon dénote un caractère stricte, austère et totalement hermétique à l’humour a du affronter une équipe de rugbymen enragés, décidés à lui sauter dessus quoiqu’il arrive.

C’est encore plus sympa quand il pleut : celles qui ont eu le malheur de se maquiller à outrance (au mépris de la réglementation de la pollution visuelle) ressemblent à des aquarelles surréalistes qui pourraient se faire vendre à un riche mécène américain sans même s’en rendre compte, pour peu que le wagon transporte un commissaire priseur un peu zélé.

 

Vous l’aurez compris tout n’est pas qu’harmonie dans ce huis clos confiné. Parfois un intrus vient se glisser dans l’ordre établi et en profite pour torpiller sa stabilité précaire : une mauvaise odeur peut très bien s’immiscer sans la moindre gène dans l’atmosphère endormie d’un matin tiré à quatre épingle. Il n’y a pas d’heure pour puer.

Une atmosphère de suspicion se répand alors, toute aussi nauséabonde que le pet fourbe et fermenté du matin, et chacun se demande qui a bien pu commettre cette atrocité olfactive que la Convention de Genève avait omis de répertorier parmi les gaz interdits même en cas de guerre totale.

 Il ne fait pas bon, alors, avoir une sale trogne : ce sont vers eux que tous les regards – accusateurs – convergent en premier. A croire que ce qui est laid pue forcément.

Heureusement que c’est subjectif : la personne visée par la silencieuse vindicte populaire scrute alors son coupable qui se retrouve alors assiégé par une légion de paires d’yeux humidifiés par l’odeur piquante. Et ainsi de suite. Ce qu’on s’amuse.

Mais le plus fort, c’est que ces relents d’égouts s’échappent souvent des créatures insoupçonnables : j’en ai moi-même fait l’expérience lorsque je suivais une fille d’une rare élégance et que tous mes cheveux manquèrent de tomber après l’émission d’un couinements suspect. Et ce, alors même que nous étions coincé sur un escalator bondé : c’était délibérément prémédité pour nous souffrions tous. La garce. Et bonne comédienne en plus : j’admire de mes yeux embués l’air outré qu’elle emprunte avec une facilité déconcertante en retroussant les narines.

Moi qui pensais qu’une jolie fille ne faisait pas caca, on en apprend tous les jours…


Fin du 2ème Episode.
(oui parce que j'en avais prévu que 2 au départ, mais il en aura un 3ème. Et ne vous plaignez pas, sinon j'en rajoute un 4ème. )
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Samedi 3 mai 2008

Alternatif :

notion et définition.

Du lat. Alter, autre ; et du français natif, la naissance

Terme désignant  la naissance de l’autre.

 

Usage courant : Traiter quelqu’un d’alternatif : lui signifier qu’il a pris la place d’un autre en naissant.

Illustration: Jean Marie Le Crayon est alternatif.

[Ndrl: prière de traduire en Anglais le nom du bonhomme: le nom n'était pas citable ici pour des raisons de santé publique (Art. R 7626 -25 du code de la Santé Publique]

Syn : raclure de bidet (fam), rature de la vie (sout.). Voir aussi "Résidu Hémoroïdaire" p. 1675

 

Usage technique : fabrication d’altères, naissance d’altères. Terme affectueux des ouvriers des hauts fourneaux spécialisés dans la fonte de poids.

 

Attention: A ne pas confondre avec le cousin d’Aladdin : M. Al Tehrnatiff  (cf. dictionnaire des noms propres)

 

Usage Geek : Alt + Ternatif (touche d’un clavier révolutionnaire en cours d’invention, non répertorié à ce jour.)

par L'Héliographe publié dans : "Au petit vin blanc", bistrot d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 2 mai 2008

                                                            Le métro Lyonnais grouille de vie (comme tout autre métro j’imagine, encore que mon esprit étroitement ethnocentrique ait du mal à concevoir un autre îlot de civilisation souterraine en dehors de la métropole rhodanienne), et avec elle de petits aléas, des petites scènes qui ont pu – pour quelques-unes – rapidement trouver leur place parmi les perles que je m’étais fait fort de rassembler ici même. Après les brèves de comptoir, les brèves de métro ! Voila une source d’inspiration infinie : mieux qu’un musée poussiéreux d’ethnographie, les transports en commun offrent un joli panorama de la faune indigène, de ses mœurs et de ses aspirations, le reflet d'une époque!

En outre, ils révèlent le véritable caractère des autochtones qui confirment avec brio chacun à leur manière le gène de paresseux neurasthénique illuminant leur minois défraîchi, ou qui dévoilent une tendance bestiale assumée lorsque leur espace vital est en jeu.

Nous reviendrons sur ce point, qui ne peut simplement se résumer à deux uniques catégories grossièrement découpées au couteau de cantine dans la délicate diversité de caractères du Métro Sapiens.

Car nous avons là l’authenticité brute certifiée, un véritable brassage culturel haut en couleur, d’une richesse inouïe éclaboussant les sens et développant l’esprit : au beau milieu de la marée humaine qui enfle et se retire au gré des heures et des wagons crissant qui se succèdent à intervalles réguliers ; ballotté au gré des tunnels, des couloirs et des escaliers par un troupeau de sacs à dos, d’attachés-cases et de sac à mains, on devient rapidement un fin stratège pour se positionner avantageusement en vu de la ruée vers l’unique place assise de la rame.

Après des années laborieuses d’entraînement, j’ai fini par prendre le coup de main, quitte à piétiner le malheureux collégien reconnaissable entre mille grâce à son sac à dos immuablement deux fois plus volumineux que lui.

C’est que ça bourre un collégien !(j’irai même jusqu’à recentrer mon propos sur le Sixième)  Il guette le métro comme un chat guetterait sa souris.

Concentration extrême, activité cérébrale sans précédent.

C’est tout juste s’il n’ondule pas au moment de l’arrivée de la rame. Et là, camouflé entre les jambes de ses futures victimes inconscientes de la menace (le Sixième atteint rarement la hauteur de la hanche en début d’année), il bondit férocement, fort du rembourrage que lui offre son sac à dos multi poches.

 Il se faufile agilement dans la cacophonie mécanique de la voiture qui vomit son flot impétueux de voyageurs trébuchants et hébétés : et le voila confortablement assis entre une mamie au regard bienveillant émergeant à peine d’une forêt de légume (traditionnellement composée d’un flore éclectique : poireaux, persil, laitues et quelques carottes pour la note colorée.) et un étudiant au regard mort, à peine perceptible entre son écharpe en laine des alpagas dissimulant pour moitié son nez, et son bonnet couvrant ses sourcils. Effondré contre la fenêtre, la lèvre supérieure collée à la vitre comme si elle tentait vainement de retenir le reste du corps qui s’avachit un peu plus à chaque secousse des roues hurlant sur les rails, il donne l’impression d’un escargot s’agrippant à la vitre avec désinvolture acharnée.

Et quand j’arrive a pénétrer à mon tour dans l’antre rassurante d’un wagon pourtant bondé et surchauffé, passeport pour retrouver mon douillet chez-moi, je m’inspire à mon grand désespoir de cet étudiant, le nez collé contre la porte - qui manqua d’ailleurs de me le raboter de quelques millimètres au moment de sa fermeture - et la tête maintenue contre la vitre par un coude inconnu mais néanmoins vengeur.

 

Dans ses reportages animaliers, Nicolas Hulot est allé chercher bien loin ce que l’on a tous les jours sous la main : la parade nuptiale du collégien facilement repérable à sa coupe de cheveux et à sa coiffure sculptée à grands coups de gel épais dont les composantes chimiques sont voisines du ciment prompt n’égale-t-elle pas la grâce du Paon s’ébrouant et déployant sa traîne ? Sa rapidité d’attaque, l’adaptabilité de son métabolisme aux conditions extrêmes ne rappelle-t-elle pas celle du Cobras royal ou la fureur du Dragon (du Komodo)?

Si le Métro lyonnais n’est pas plus accueillant qu’une forêt équatoriale bourdonnante de bestioles venimeuses grosses comme des citrouilles, il présente cependant l’immense avantage de rassembler les différents caractères du règne animal, du poisson des Abysses au Grizzli en passant par le Cacatoès en seulement deux Wagons. Belle prestation.

 

« Mais, me direz-vous, l’Héliographe fait parti intégrante de ce zoo roulant chaque matin non ? »

C’est que j’étudie, moi, messieurs dames. Et dans des conditions qui feraient préférer à nos explorateurs les plus aventureux non pas un bisous sur le dos velu d’une mygale lépreuse (ce qui est encore acceptable sur l’échelle du révulsant) mais une croisière romantique avec Valérie Damido.

 

Jugez par vous-même : je n’ai rien pour me tenir. Au premier coup de frein, j’irai valdinguer comme un vulgaire bagage, projeté à l’avant du véhicule. Avec un peu de chance j’atterrirai le nez dans le chemisier d’une charmante jeune fille qui aura gentiment amorti ma chute : les métros aussi ont droit à leurs airbags de série. On ne rigole pas avec la sécurité : ça fait aussi partie du Service Public.

 Il faut que j’arrête de rêver : on est tellement serrés que le wagon pourrait faire un triple salto sans qu’un seul d’entre nous ne bouge d’un poil.

                            Fin de l'Episode

(je sens que vous êtres frustrés, mais vous le cachez bien.)


Allez! la suite demain. Ou après demain. Selon mon humeur.
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Publicité

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus