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Salutââtions

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Pour ceux qui se seraient paumés ici au détour d'une recherche de partitions de jeux vidéo (par exemple Tetris, pour ne citer que celle-là), vous pourrez en trouver quelques ébauches (c'est à dire une ou deux...) dans la catégorie "Archives Musicales", à gauche, là, juste au bout de mon doigt.

 


                                          

                                       

Samedi 29 novembre 2008

Je me faisais une remarque, tout à l'heure en repensant à mon dernier partiel dont ma mimine souffre encore.

 Etant - malheureusement ? - apprentis juriste à temps complet et usant à ce titre ma cervelle autant que mes culottes sur les bancs de l'Université, j'en suis venu à étudier le mariage et sa conséquence directe, le divorce, sous toutes les coutures.

Après réflexion, que vous vous mariiez, que vous vous pacsiiez ou que vous vous concubiniiez, enfin bref quelque soit la formule choisie, en dehors des considérations d'héritages et autres avantages fiscaux, je ne saurai vous recommander plus chaudement de conserver précieusement les factures de chaque achat réalisé en commun ou non. Ça peut paraître mesquin, radin, confiancicide (littéralement « tueur de confiance » : en droit, on apprend à inventer des mots à la con, et à aimer ça), tout ce que vous voulez, toujours est-il que j'en suis arrivé à une conclusion navrante : dans un mariage, c'est paradoxalement l'amour et la confiance qui foutent la merde.

Si.

On fait confiance, on achète en commun, on consomme allègrement, on participe à l'avènement d'IKEA, bref on batifole, la vie est belle jusqu'au jour de la rupture qui survient dans plus de 50% des cas, la preuve qu'on ne peut pas dire « ça n'arrive qu'au autres ».

Et le problème mes p'tits loups, c'est qu'il faut alors liquider, dans un climat de tension à faire tiédir la Guerre Froide, la masse informe de biens acquis avec frénésie pendant la vie commune.

C'est là que les factures deviennent bougrement utiles : Monsieur ne pourra pas prétendre que « non, le buffet Louis XV c'est moi qui l'ai acheté » puisque Madame pourra lui mettre la facture à son nom sous le nez (vous aurez noté l'allitération) et vice versa.

Pour les biens achetés en commun,  c'est toujours autant le merdier, je vous l'accorde, encore que : si chacun avait bien fait les choses, il devrait être possible de savoir qui a payer et à proportion de combien.

Et comme ça, les choses se règlent plus rapidement, en (relative) douceur, et sans qu'un avocat smicard (un avocat spécialisé dans le droit de la famille se sert de sa robe comme de chemise de nuit tant les fins de mois sont difficiles paraît-il) se graisse la patte sur votre cas pour ne finalement plus vous lâcher (c'est affectueux ces bêtes là).


C'est peut-être tue-l'amour, mais entre nous, qu'est-ce qui ne l'est pas dans le mariage ?


Enfin bon, je dis ça je dis rien : après tout ce n'est que bassement matérialiste tout ça.

Et quand on n'a pas de pognon, finalement, ces questions sont bien vite réglées. 


C'était la petite pensée du jour (un petit brin caricaturale sans doute), par l'Héliographe.

Par L'Héliographe - Publié dans : Forum d'Eironeia - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Jeudi 27 novembre 2008

Pour Noël, adaptez vous achat: adoptez la version "Messe de Minuit" de la Vache qui rit!


Par L'Héliographe - Publié dans : Avenue des Joalliers - Communauté : Vive le désordre !
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Mercredi 26 novembre 2008

                                                  Vous savez pourquoi les caisses de keuf (enfin les "véhicules-terrestres-à-moteurs-administratifs-des-services-de-police-préventive-étatisée" voulais-je plutôt dire) circulent toujours girophares allumés et sirènes hurlantes à une vitesse approximative de 150km/h en centre ville aux heures de pointe?

Au début je croyais que la ville était soudainement en proie à un assaut violent commandé par tous les syndicats internationaux du crime.

Mais en fait, non: c'est juste pour qu'on le remarque, et surtout pour qu'on les évite.

En somme, c'est un moyen comme un autre de nous signaler qu'ils n'ont pas le permis et qu'il faut faire gaffe quand ils passent...



Par L'Héliographe - Publié dans : "Au petit vin blanc", bistrot d'Eironeia - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 24 novembre 2008



Pourquoi?


Ben parce qu'au détour d'une ballade à la croisée des chemins internetiens, je suis tombé sur un article intéressant sur La Poste signé Etienne Mineur, que vous aurez tout loisir de consulter en entier ici.

Mais voici un extrait.

"Au lieu d’essayer de réduire les longues files d’attente, les dirigeants de la Poste ont eu cette idée géniale : profiter de l’attente des usagers. La Poste a donc collé de la pub et des objets à vendre le long des files d’attente. La Poste applique donc la technique de vente que l’on trouve dans les supermarchés le long des files d’attente menant vers les caisses enregistreuses (paquets de bonbons, chocolat… au niveau des yeux des enfants).
C’est d’un cynisme incroyable, La Poste, service public, se sert de ses défauts (je ne comprends toujours pas, comment peut-on aller chercher une lettre recommandée en dehors des heures de bureaux?) pour nous fourguer tout et n’importe quoi.
La Poste aurait pu utiliser son budget d’architecture intérieure pour améliorer le système de files d’attente, séparer clairement l’activité bancaire et postale dans ses agences, améliorer le classement et le tri des colis recommandés… bref améliorer la vie des usagers et aussi de ses employés (car tenir le guichet d’une poste n’est probablement pas toujours une partie de plaisir. L’humeur des usagers après plus de trente minutes d’attente dans l’unique but de poster un pli peut parfois subir quelques variations). La Poste tout comme la SNCF nous prend donc pour des consommateurs et non pas pour des usagers. Il existe une grande différence entre ces deux termes, mais visiblement dans les écoles de commerce françaises la notion d’usager doit probablement être jugée ringarde et obsolète."


Je trouve ça très vrai, ma foi...

Par L'Héliographe - Publié dans : Forum d'Eironeia - Communauté : Vive le désordre !
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Vendredi 21 novembre 2008

                      Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas répandu en anecdotes farfelues - et parfois à la limite du surréalisme : je m'en étonne encore - sur mon boulot à l'Ecole Elémentaire du quartier qui a eu le flair et l'intelligence de me repérer dans la masse informe et gluante des prétendants insipides et sans relief au prestigieux poste de... vacataire pas même couvert en cas d'accident du travail parait-il.

Mais j'ai changé. J'ai évolué plutôt. Je suis monté en grade, même, pourrait-on dire. (si, si, dites-le, vous serez mignons.)

J'ai lâchement abandonné la garderie pour les ateliers d'art plastique du midi. Et si mes nouveaux horaires ont autant de charme que Charles Pasqua au saut du lit (cette simple image fait frissonner n'est-ce pas ?), je fais néanmoins un travail légèrement plus constructif - encore que les enfants aient une curieuse propension à détruire tout ce qui leur passe entre les mains, surtout quand ils sont 20 autour d'un projet de la taille d'un dé à coudre - et beaucoup plus valorisant (et accessoirement mieux payé).

Pour autant, les petites perles continuent de bourgeonner, si bien que dans mon atelier, c'est le printemps toute l'année. Et c'est tellement le printemps que j'en surprends parfois certains à batifoler gaiement : en voila un en pleine parade nuptiale - aux tendances tecktonik assumées - pendant que l'autre parle potins sentimentaux avec la dernière qui ne peut s'empêcher de glousser furieusement en n'oubliant pas, bien sûr, de papillonner des cils. Tout une technique.

En soi, ça ne me dérange pas quand ce n'est pas MOI qui me retrouve à découper, coller, peindre et colorier à leur place, non mais sans blague.


A les écouter parler, je me suis souvenu d'une petite conversation que j'avais eu l'an passé avec Bertille, une blondinette rayonnante et joufflue directement inspirée de la mode Hobbit (encore qu'il lui manque les poils sur les pieds, mais ce n'est qu'une question de temps.)


« _ Moi, de toutes façon, à 12 ans, je pars de la maison.

   _ huuum'ok, mais pourquoi ?

   _ Parce que ma mère, elle me saoule. »


J'interromps ce dialogue passionnant pour relever que je n'aimerai pas être à la place de la mère quand la petite aura 14 ans.


Je poursuis :

« _ Et tu va aller où, à 12 ans, jeune fille ?

   _ Oh ben tu sais, me répond-elle avec le flegme du vieux loup de mer qui en a vu d'autres, j'ai 5 amoureux alors ça devrait suffire... »


S'en suit la liste des amoureux, qui étaient d'ailleurs tous dans la cour, s'ébattant gaiement autour d'un ballon.

Elle a l'œil, la petite : elle a choisit les plus gentils.


« _ Et tu es leur amoureuse aussi ? Enfin je veux dire, ils sont au courant que vous allez vous marier tous les 6 ensemble ?

  _ Bah bien sûûûr ! Mais Paul, c'est plus trop mon amoureux en ce moment et puis Thomas... Thomas, il a toutes les filles aussi (pointe d'amertume perceptible)... »


Il faut dire que Thomas, c'était un peu le beau gosse de la cour, le lover, le don Juan blond, le regard espiègle plus bleu que les bouchons de bouteille Volvic.

Et cultivé avec ça : le genoux en sang après une bonne vieille chute sur le bitume le voila parti dans l'historique du pont d'Avignon alors que je le soigne. Légende, personnages clefs, quelques dates, évènements marquants... tout y est passé. J'aurais presque préféré qu'il pleure comme les gamins normaux quand ils se font mal.

Avec tout ça, ce ne serait pas normal que les filles ne fondent pas comme neige au soleil sur son passage. 

D'où les grincements de dents de Bertille.


Je rigolais tout seul en repensant à cette histoire de cœur peut commune quand une petite s'est mise à me tirer la manche (et me la maculant de peinture au passage), façon sonneur de cloche (avec moi dans le rôle de la cloche, oui, vous êtes aimables) : je n'aurais jamais imaginé qu'une gamine de six ans haute comme trois pommes eut autant de force.

La requête devait être bougrement urgente :

«_ Hé ! tu sais quoi ? ben je suis amoureuse de toi et on va se marier bientôt ! me dit-elle avec un grand sourire édenté, de la peinture jusque dans les cheveux.

_ Ah ben c'est gentil de me prévenir ! Mais tu crois pas que je suis un peu vieux pour toi, quand même ?

_ mais nooooon ! » me répondit-elle, avec un ton qui disait : « tu comprends rien »


Comme je vous le disais, c'est la classe les arts plastiques : j'ai même des tickets pour d'ici  15 à 20 ans !...


(PS: J'ai mis des photos pour prouver que mine de rien, je ne suis pas payé à rien foutre, hein! Bon c'est peu, d'accord, mais je ne les mets pas toutes pour des questions de droit à l'image et blablabla...)



Par L'Héliographe - Publié dans : Forum d'Eironeia - Communauté : Vive le désordre !
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