Salutââtions

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Parce que les autorités chinoises nous ont déjà démontré par a + b qu'elles étaient aussi communistes que George Bush admirateur de Karl Marx... (lire la suite)

 

                                          

                                       

Mercredi 27 février 2008
La théorie de l'Inconnue du Paf sur l'origine du célèbre mot Anglo-Saxon "Fuck" est vérifiée: on a retrouvé dans les archives de la Tour de Londres, hier vers 13h23, un authentique dossier administratif de procédure d'admission au consentement royal pour un sujet du monarque de l'époque, Lübrick 1er (d'origine germanique comme voua pouvez le constater.)

Voici donc un extrait  des pièces du dossier après cette découverte historique de premier plan:




Monsieur Vor Nick,

12 rue des Gaulles

 

Objet : F.U.C.K.

 

A l’attention de Monsieur le Roi de l’Ancienne Angleterre.

 

                                                                                                         

Monsieur le Roi,

 
 

Je sollicite de Votre Haute Bienveillance l’autorisation de délivrance du formulaire administratif B45-AX3 plus communément intitulé Fornication Under Consentment of the King.

 

 

 

J’aimerai en effet pratiquer sur ma femme un coït vaginal (et plus si affinités) en vue de me reproduire et par là même participer activement à l’essor démographique de notre beau pays sans lequel aucune politique guerrière d’expansion n’est raisonnablement envisageable.

 

 

 

Je suis d’autant plus motivé qu’il y a deux mois de cela, Votre Majesté m’avait refusé son accord, que par suite, ayant obtenu une autorisation tacite, ma femme était indisposée par une violente migraine, d’où il résulte de ce moyen prit en sa première et seconde branche qu’aujourd’hui je n’ai pas copulé depuis bientôt 6 mois.

 

 

 

J’avais pourtant obtenu le FUCQ de feu votre mère et un juriste de mon rang m’avait pourtant assuré de la pérennité de cet acte. En vain.

 

 

 

Je viens de recevoir un avis plutôt favorable des chambres réunies du Conseil des moeurs, qui sera débattu puis voté par un comité de 20 membres avant d’être soumis à votre ratification que j’ose espérer bienveillante en attendant votre consentement définitif.

 

 

 

Je vous prierai donc à genoux, si cela est possible et point trop dérangeant pour votre emploi du temps de daigner laisser sortir ma femme de votre royal lit, le temps d’une soirée pour le bien de tous et le bonheur de vos peuples.

 

 

 

Dans l’attente d’une réponse favorable de Votre part, et demeurant à Votre entière disposition pour un éventuel entretiens, je vous prie d’agréer, Votre Majesté, l’expression de mes sentiments les plus nobles et les plus doux.

 

 

 

 

 

 

 
Votre obligé
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
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Lundi 25 février 2008

Bonjour, bonsoir, salut, coucou… enfin bref

 

J’espère que vous allez bien, je veux dire par là j’espère que vous ne vivez pas seulement de ce que j’écris, sinon vous êtes morts depuis un bout de temps ou en très mauvais état. Alors on va essayer de relever un peu le niveau, là.

 

Je ne suis pas très prolixe sur les blogs, comme vous pouvez le constater.

Mais grâce au soutient sans relâche de mon cher patron l’Héliographe, je reviens avec un nouvel article, une nouvelle inspiration.

Il faut maintenant que je choppe un automatisme : quand je vois quelque chose d’intéressant ou de cocasse, je vous en parle et on en parle.

C’EST CA LA MAGIE DES BLOGS EN FAIT !!!! (Lumière, enfin te voilà !! C’est pas trop tôt !!)

 

Alors voilà, il y a quelques jours, j’ai reçu un mail de ma grand-mère (et oui, moderne, ma grand-mère, hein ? Même qu’elle a MSN !). Et il y avait en pièce jointe un petit fichier power point avec des anecdotes sur notre monde réel très étonnantes, qui, je l’espère, vous aideront à mourir moins cons (ma p’tite action altruiste)….

 

Alors, saviez vous que…

 

La pression que crée votre cœur est assez forte pour envoyer votre sang à dix mètre de hauteur

(waou !)

 

Les éléphants sont les seuls animaux qui ne peuvent pas sauter

 

L’orgasme d’une femelle sanglier peut durer 30 minutes

(petites veinardes !)

 

Une fourmi tombe toujours sur le côté droit quand elle subit une intoxication

( !? Les chercheurs ne savent toujours pas pourquoi)

 

Les ours polaires sont sourds

(hein ?)

 

Les crocodiles ne peuvent pas tirer la langue

 

Un papillon goûte avec ses pieds

 

Un cafard peut vivre neuf jours sans tête ; jusqu’à ce qu’il meure de faim

(Beurk !!)

 

Le cri du canard ne provoque pas d’écho

(Coin…)

 

Les droitiers vivent en moyenne 9 ans de plus que les gauchers

(et merde !)

Le mot « cimetière » provient du grec Koimetirion qui signifie dortoir

 

 

Dans l’ancienne Angleterre, les gens ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles en dehors d’un consentement royal. Seul les nobles pouvaient forniquer à leurs aises. Les autres demandaient donc une attestation. Lorsqu’ils la recevaient, ils mettaient sur leur porte une pancarte disant

Fornication Under Consentment of the King

F.U.C.K

 

Les mots « kangourou » et « Yucatan » viennent d’incompréhensions entre colons et indigènes :

« kan ghu ru » veut dire « je ne comprends pas » en langue aborigène

« yu ca tan » veut dire « je ne suis pas d’ici » en maya

 

Durant la guerre de sécession, pour signifier qu’il n’y avait pas de morts sur un champs de bataille, on écrivait :

0 Killed

D’où l’expression OK

 

Il est impossible de se lécher le coude…

par L'Héliographe publié dans : La tribune Libre de "l'Inconue du PAF"
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Dimanche 24 février 2008

L’Héliographe, pour muscler ou plutôt pour entretenir son corps d’éphèbe dont Michel Ange aurait pu s’inspirer pour sculpter son David, avait projeté d’envisager peut-être, un jour lointain, d’aller à la Piscine. Juste histoire de se délasser dans des eaux plus chlorées que celles en cours de purification dans une station d’épuration.

L’Héliographe l’a fait.

Pas plus tard qu’avant-hier, à midi, dès l’ouverture. « Il aura personne à midi » avait-on conclu, mes camarades et moi-même, soudain rayonnants de la sagesse d’un philosophe grec.

 

Un paiement de place, un enfilage de maillot et une fermeture de casier plus tard, nous voila dans le sas des douches, prêts à pénétrer d’un pas de conquérant victorieux dans le grand bain, tout en se demandant que faire de la clef du casier.

Stupeur. Il devait être 12h10 (soit 10 minutes après l’ouverture souvenez vous bien) et le bassin ressemblait déjà à un aquarium de requins au moment du repas. Adieu sagesse grecque.

Un panneau indiquait : « Nage Sportive uniquement. ». Pfiou ! Tu t’arrêtes 2 minutes et t’es éjecté du bain marri par la peau des fesses ?

Avant même d’entrer dans l’eau j’étais déjà suspect aux yeux du maître nageur: mes lunettes confortablement lovées sur mon pull resté au vestiaire, je m’étais collé à la pancarte pour en déchiffrer le sens, un peu comme Champollion sur ses Hiéroglyphes imaginais-je modestement.

Premier orteil dans ce bouillon de culture éclaboussant : tous mes poils tentèrent de faire sécession, ce qui me valu une chaire de poule exubérante et durable. J’entrais malgré tout courageusement dans les flots et – paradoxe – me mis à trouver l’eau chaude. Allez comprendre.

J’entrepris alors nonchalamment quelques brasses, histoire de tâter le terrain : la dureté, le PH, la mouillabilité, la vitesse d’écoulement sur les corps solides… Et le goût. Très important le goût de l’eau : mes papilles savent reconnaître une eau chlorée à point. Tout ça en quelques brasses. Ça vous la coupe hein ?

Mes conclusions n’étaient pas au mieux de leur forme : déjà, l’eau était mouillée. Ensuite j’avais l’impression de tracter un paquebot de croisière chargé jusqu’à la gueule de Tanks en plombs tellement j’avais du mal à avancer. Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une piscine pour nager à vrai dire.

Mais je n’eu pas le temps de méditer plus longtemps sur ma musculature en voie de devenir aussi molle que du beurre demeuré trop longtemps au soleil de midi (beurre qui doit sans doute en ce moment même commencer le siège de mon bastion cardiaque, mais c’est une autre histoire) : je fus percuté de plein fouet par un bonnet de bain bleu électrique. C’est comme les Ice Berg ces machins-là : on ne voit pas la partie immergée. Et là, j’aurais préféré ne pas la voir : je cru soudain avoir découvert, dans cette eau javellisée à outrance, une espèce nouvelle de Poisson des Abysses qui émergeait lentement à la façon d’un sous-marin, avec des bulles et tout. La bête grogna quelque chose à mon adresse et s’enfonça de nouveau, ne laissant apparaître que l’apparence trompeuse d’un inoffensif bonnet de caoutchouc.

Jules Vernes devait faire des longueurs quand l’idée de 4000 lieues sous les mers lui est venue à l’esprit.

Je me mettais donc à nager sérieusement, mais ébranlé tout de même par cette vision. Je buvais sagement une gorgée d’eau à chaque mouvement de brasse, le crowl ayant conduit par le passé à une baisse du niveau d’eau de 30cm : je n’avais pas compris qu’il ne fallait pas respiré en immersion.

D’où la séance de goûtage.

 

Me voila partit à la poursuite d’un mammifère marin, visiblement inspiré par le flegme intemporel de la baleine à bosse. Je mets mon clignotant, tente un dépassement, mais déjà un autre nageur – que dis-je : un hors bord ! – arrive en face, à l’aveuglette trop concentré sur son crowl parfait qui me rendait jaloux. Je tente alors désespérément de me rabattre mais les distances de sécurités sont trop insuffisantes et je me reçois un coup de talon de derrière les fagots dans les cotes. Que du bonheur. Energique, la baleine.

Ils n’auraient pas pu prévoir des lignes d’eau disons de 50cm plus large non ? Histoire de pouvoir nager sans avoir à anticiper les mouvements de tous ces animaux marins en pleine migration (mais où se reproduisent-ils ? non je ne veux pas de réponse taisez vous) d’un bout à l’autre de la piscine, tel un contrôleur aérien.

Au deuxième coup de talons (d’un animal nerveux cette fois), j’eu la fugace et désagréable impression d’être un frêle esquif traversant le rail d’Ouessant avec des cargos manquant de m’éperonner tous les 5 mètres.

Si j’avais pu devenir un animal marin, j’aurai opté sans hésitation pour l’anguille. Ou un serpent de mer. Pourquoi pas un crocodile, pour bouffer tout le monde.

Ma trajectoire fut de nouveau déviée par un coup de coude. D’un de mes potes cette fois. Le traître. J’aurais plus fait de boxe que de nage dans ce bassin !

Cela dit, mon second compagnon de pataugeoire me fit remarquer que je me trouvais dans le couloir réservé au Crowl et au Dos Crowlé. Ma petite brasse était donc inadaptée. Voila qui confirmait la sensation que j’avais ressentie de traverser une autoroute en pantoufle.

Le poisson des abysses avec qui j’avais sympathisé peu avant confirma ses dires : « Vous pourriez aller jouer ailleurs ! »

Stressée, la dame.  Si elle allait à la piscine pour se détendre entre deux débriefings de costards et de tailleurs à la mode bancaire, c’était raté.

On se serait cru dans un formulaire administratif en taille réelle : une stricte répartition des usager dans des lignes d’eau spécifiques selon leur comportement aquatique, leur nage, leur capacité physique. Un vent de Liberté à l’état pur.

Nous délaissâmes donc les graines de Laure Manaudou qui s’y croient déjà et leurs ustensiles achetés une fortune à Décathlon pour le bain des amateurs, avec la moue de dédain qui s’impose.

Mine de rien, j’ai quand même fait, en une heure, une vingtaine de longueur (bon ok vers la fin ma langue raclait le fond de la piscine à la manière d’un chalutier), un match de boxe, et une découverte scientifique.

La Piscine est donc un lieu hautement pédagogique.

Seulement, après une heure de piscine, impossible de faire autre chose que de comater béatement jusqu’à la fin de la journée, en attendant dans l’angoisse la plus vive les premiers signes de courbatures après tant d’excès sportifs.

Pour moi, ce ne sera pas des courbatures : plutôt la désagréable sensation que mon fémur va abandonner mon tibia incessamment sous peu. Rien de bien méchant, mais j’ai l’impression d’avoir pris 50 ans d’un coup d’un seul. La preuve que le sport et moi ne sommes pas fait pour nous entendre : quelques brasses et me voila paralysé de la jambe gauche.

Qui a dit que la piscine était un truc de vieux ?

par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
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Vendredi 22 février 2008
Merci à l'inventeur génial  de passage sur ce blog de bien vouloir mettre au point au plus vite:

- L'appareil photo  à odeur numérique, que quand on veut se souvenir d'un parfum on prend une photo du parfum en question.

- La page écran plasma A4 souple à mettre dans un album photo pour faire des  "albums film"

- Le lecteur audio numérique d'articles à rallonges postés sur Eironeia.

- Des articles intéressant pour un Héliographe en perdition.
par L'Héliographe publié dans : "Au petit vin blanc", bistrot d'Eironeia
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Jeudi 21 février 2008

                                        Il est de ces jours qui puent indiscutablement du cul. Leur réputation est redoutable, si bien que chacun les craint comme la peste sans pour autant parvenir à les éviter. Je ne fis pas exception aujourd’hui. Enfin avant hier plutôt.

Dès le réveil, je le sentis d’instinct. Tout auréolé de cette connaissance nouvelle, je savais. Je savais que j’allais en chier, grave.

Le simple fait d’entendre le reste de la famille en vacances ronfler du fond de leur lit à la propriété sublime de mettre n’importe quel être, tout matinal qu’il fut, durablement en rogne avec ou sans l’ami Ricorée.

Alors quand en plus le chauffage ne s’est pas déclenché à l’heure et que sauter du lit fait courir le risque d’un choc thermique, on est légèrement refroidi à l’idée d’aller en cours pour écouter la Molasse du siècle à 8h du matin : même une tortue gavée de somnifères serait plus nerveuse.

Mais je n’en étais pas à pousser la réflexion aussi loin, noyé dans les brumes de mon usine à songes dans laquelle mon cortex veillait à la fabrication de rêves à la chaîne par des neurones sous-payés exploités 25h par jour.

 

Pourtant mon cacao ne tenta pas de se suicider (fait étonnant) sur ma chemise toute propre  et ma tartine ne se permit qu’un léger débordement en testant mes réflexes alors qu’elle allait perfidement chuter, face confiture par terre. Rien de très inhabituel somme toute : je me suis résigné à accepter que le matin entre 6h30 et 8h, je ne suis pas plus adroit que la progéniture d'un paresseux qui se serait accouplé avec un manchot amputé.

Je devais cependant oublier que les horaires des Transports en communs étaient tous bouleversés avec la mise en place des horaires de vacances, encore elles.

Seule avantage, le métro était relativement plus clairsemé que d’habitude. Comprendre : On était pas obligé de rouler un patin à l’aisselle du type devant nous dans un wagon bondé qu’il aurait fallu mettre sous vide pour que les portes se ferment correctement.

 

J’arrivais à la fac relativement en avance et commençais à ramollir doucement sur mon bureau quand la prof fit son entrée sur la scène de l’amphi. L’Olympia, pour elle.

Nous l’accueillâmes d’un soupir résigné accompagné des traditionnels bruissements de feuilles et cliquetis de bics. 

Une semaine sans la voir laissait renaître l’espoir d’un cours intéressant qui motiverait n’importe quelle feignasse à venir en cours même si ce devait être à 4h du matin. Mais en croisant son regard qui semblait s’excuser d’avance, y compris du fait même d’exister, je compris vite que rien ne devait changer et que les Libertés Communautaires resteraient à mes yeux une substance informe et gluante dont le seule vision pouvait rendre dépressif une cohorte de clowns hyperactifs venant de gagner au Loto.

Mais le drame, c’est que cette matière fleurant bon les idéaux démocratiques de 1789 aurait pu être intéressante. Mais non. Ce cours éveillait en nous autant d’intérêt qu’une séance d’initiation à la philatélie avec des moufles à chaque main.

Nombreux sont ceux qui avaient bien vite saisi l’ampleur des dégâts et n’avaient pas tarder à fuir cet amphithéâtre où chaque mot prononcé semblait être une obscénité sans nom à en juger par le ton d’excuse exaspérant et les regards fuyants adressés par l’enseignante aux rares étudiants des premiers rangs.

Les 3h de cours prirent tout leur temps pour s’écouler au point que je me demandais si ma montre ne s’était pas arrêtée ou pire encore, si le mécanisme ne fonctionnait pas à l’envers.

Les Libertés communautaires abandonnait à l’Histoire du Droit un amphithéâtre exsangue et hagard, décimé par une fatigue plus contagieuse que la Peste Noire.

« La semaine prochaine, ce sera encore plus compliqué » nous lança-t-elle en enfilant ce qui devait être un manteau avec son chat écorché vif en guise de col. Joyeuse perspective.

Il aurait fallu un chauffeur de salle professionnelle si la prof d’histoire n’était pas une enseignante d’exception, à la fois passionnée et passionnante. Un signe qui ne trompe pas : elle écartait avec dédain le siège IKEA de la chaire professorale et s’élançait impétueusement dans les méandres juridiques de la Rome Antique, debout, sans l’aide de ses notes réduites au simple rôle de figuration. Le ton était énergique, les concepts poussiéreux vivants : des notions vieilles de 2000 ans devenaient plus actuelles que l’imbroglio juridico politique européen dans lequel nous baignons sans en saisir les rouages.

Pourtant cette fois, celle-là même qui aurait pu sans forcer éveiller la passion de centaines d’étudiants pour l’évolution des éléments chimiques fossilisés d’une bouse de mammouth laineux du paléolithique primaire nous annonçait d’un ton grave que le sujet du cours serait technique et peu engageant.

Et nous voila embarqué dans la liste des Magistratures de la République Romaine, avec leur histoire, leurs prérogatives juridiques et politiques, leurs relations entre elles, et toutes les options. Il ne manquait plus les que les gentes alu.

Mission impossible après les 3 heures de Science Fiction européenne crachotée d’une voix hésitante incapable d’achever une phrase.

La matinée (qui dura tout de même jusqu’à 14h, mais c’est un standard pour droiteux en 2ème année) me fit l’effet d’un lavage de cerveau. Sûr qu’un gourou m’aurait cueillit à la sortie du cours pour me demander de lui filer 500€ que je n’y aurais vu aucune objection.

Mais tout ne devait pas s’arrêter avec les Cour Magistraux : je me dirigeais à présent d’un pas chancelant vers mon TD d’anglais, dans lequel je n’étais pas inscrit et dont toute la gageure était d’être accepté.

On ne fit rien, à proprement parler. Mais j’obtins mon changement de groupe théorique (d’épiques démêlées avec l’administration – redoutable d’efficacité comme toujours – m’attendent encore : ne soyons pas naïf.)

Mais le pompon, la cerise sur le gâteau, le petit plus qui vous achève restait à venir : le fameux TD de Finances Publiques. J’avais fuis le Pénal en raison de l’hystérie maladive d’un chargé de Travaux Dirigés complètement jeté qui se livrait avec perversité à des humiliations sur un ton minaudant et je ne fus pas déçu du voyage : j’avais en face de moi l’exact opposé.

La prof de Liberté Communautaire version blasée dotée au surplus d’une voix d’adolescent pré pubère en train de muer. Son visage n’exprimait qu’une seule chose : « Je respire la Finance Publique, je vis la Finance Publique, je n’ai pas de vie sociale, mes amis sont mes cahiers. » On contacte SOS Amitié pour moins que ça.

Silence absolu de 5 bonnes minutes. Puis dictée pure et simple des sujets d’exposés (« courts, nous dit-elle, 20-25 minutes environ. » Ah oui quand même.)

Là encore désillusion. Le cours magistral était pourtant intéressant et riche sur le plan de la culture générale.

Elle allait tout casser : son cursus universitaire de devait se résumé à une seule formation (et pas des moindre) : rendre chiant tout sujet abordé de près ou de loin, qu’il s’agisse des Tortues Ninja, de musique, de cinéma, de culture, de droit, ou de politique.

Jolie performance.

L’heure et demi la plus affligeante de toute mon existence. Et pourtant, des enseignants dépressifs, j’en avais rencontré (mais là, c’était de notre faute en gde partie), mais jamais à ce point. Il faut un début à tout.

Et de nous annoncer sans rire : « Vous serez également évalué sur votre pédagogie pendant vos exposés : il ne faut pas que vos camarades s’ennuient » murmura-t-elle entre ses dents baguées. Plus ça allait, plus je me demandais si ce n’était pas l’actrice du « Destin de Lisa » qui venait de se reconvertir.

Je faillis lâcher « En gros faut pas faire comme vous, quoi. » mais je m’abstint : autant éviter de se faire remarquer dès le premier cours, surtout après avoir fait pression dans un climat de guerre froide auprès de l’administration (j’en suis arrivé à aller jouer un numéro d’étudiant épleuré dans les jupons de la prof d’amphi) pour changer d’option au dernier moment.

18h30. Libération. Je faillis m’asseoir dans le caniveau pour pleurer un bon coup pour mieux redémarrer : une sorte de Start Air, comme dans les vieilles bagnoles.

Mais je sauvais le reste de façade impassible quasi stoïcienne que je m’évertue à conserver dès mon entrée dans le quartier de l’Université et préférais rentrer lourdement chez moi.

Il y a des jours comme ça où l’on ne peut pas rivaliser avec la force des évènements : le problème, c’est qu’il en sera ainsi tous les quinze jours…

 

par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
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