Je me faisais une remarque, tout à
l'heure en repensant à mon dernier partiel dont ma mimine souffre encore.
Etant - malheureusement ? - apprentis juriste à temps complet et usant à ce titre ma cervelle autant que mes culottes sur les bancs de l'Université, j'en suis venu à étudier le mariage et sa conséquence directe, le divorce, sous toutes les coutures.
Après réflexion, que vous vous mariiez, que vous vous pacsiiez ou que vous vous concubiniiez, enfin bref quelque soit la formule choisie, en dehors des considérations d'héritages et autres avantages fiscaux, je ne saurai vous recommander plus chaudement de conserver précieusement les factures de chaque achat réalisé en commun ou non. Ça peut paraître mesquin, radin, confiancicide (littéralement « tueur de confiance » : en droit, on apprend à inventer des mots à la con, et à aimer ça), tout ce que vous voulez, toujours est-il que j'en suis arrivé à une conclusion navrante : dans un mariage, c'est paradoxalement l'amour et la confiance qui foutent la merde.
Si.
On fait confiance, on achète en commun, on consomme allègrement, on participe à l'avènement d'IKEA, bref on batifole, la vie est belle jusqu'au jour de la rupture qui survient dans plus de 50% des cas, la preuve qu'on ne peut pas dire « ça n'arrive qu'au autres ».
Et le problème mes p'tits loups, c'est qu'il faut alors liquider, dans un climat de tension à faire tiédir la Guerre Froide, la masse informe de biens acquis avec frénésie pendant la vie commune.
C'est là que les factures deviennent bougrement utiles : Monsieur ne pourra pas prétendre que « non, le buffet Louis XV c'est moi qui l'ai acheté » puisque Madame pourra lui mettre la facture à son nom sous le nez (vous aurez noté l'allitération) et vice versa.
Pour les biens achetés en commun, c'est toujours autant le merdier, je vous l'accorde, encore que : si chacun avait bien fait les choses, il devrait être possible de savoir qui a payer et à proportion de combien.
Et comme ça, les choses se règlent plus rapidement, en (relative) douceur, et sans qu'un avocat smicard (un avocat spécialisé dans le droit de la famille se sert de sa robe comme de chemise de nuit tant les fins de mois sont difficiles paraît-il) se graisse la patte sur votre cas pour ne finalement plus vous lâcher (c'est affectueux ces bêtes là).
C'est peut-être tue-l'amour, mais entre nous, qu'est-ce qui ne l'est pas dans le mariage ?
Enfin bon, je dis ça je dis rien : après tout ce n'est que bassement matérialiste tout ça.
Et quand on n'a pas de pognon, finalement, ces questions sont bien vite réglées.
C'était la petite pensée du jour (un petit brin caricaturale sans doute), par l'Héliographe.
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Pour autant, les petites perles continuent de
bourgeonner, si bien que dans mon atelier, c'est le printemps toute l'année. Et c'est tellement le printemps que j'en surprends parfois certains à batifoler gaiement : en voila un en pleine
parade nuptiale - aux tendances tecktonik assumées - pendant que l'autre parle potins sentimentaux avec la dernière qui ne peut s'empêcher de glousser furieusement en n'oubliant pas, bien sûr, de
papillonner des cils. Tout une technique.
Je
rigolais tout seul en repensant à cette histoire de cœur peut commune quand une petite s'est mise à me tirer la manche (et me la maculant de peinture au passage), façon sonneur de
cloche (avec moi dans le rôle de la cloche, oui, vous êtes aimables) : je n'aurais jamais imaginé qu'une gamine de six ans haute comme trois pommes eut autant de force.
Blablatouiller