Salutââtions

  drapeau-tibet.jpg

Parce que les autorités chinoises nous ont déjà démontré par a + b qu'elles étaient aussi communistes que George Bush admirateur de Karl Marx... (lire la suite)

 

                                          

                                       

Mardi 15 juillet 2008

Vous l’aurez tous remarqué, la production d’articles labellisés « Héliographe’s quality » a vertigineusement baissé ces dernières semaines. Mais c’est que, pour ma défense, je travaille à la Poste depuis 2 semaines et demi, depuis le 26 Juin pour être exact. Oui, j’ai remis ça. Mais à Lyon cette fois : au cœur de la Croix Rousse. Rien à voir avec l’épopée Carpentracienne de l’été dernier, donc.


Mais tout de même : un réveil quotidien à 5h du matin pour une Marmotte naturalisée Paresseux a de quoi déboussoler son homme, si bien que jusqu’à 8h, j’ai l’impression que ma cervelle est en pièces détachées comme un jouet Kinder Surprise (avec moi dans le rôle de la tête d’œuf, oui, vous êtes perspicaces).

Cela dit, vous n’êtes pas sans ignorer que je me rendais chaque soir avec une régularité métronomique à une école primaire du quartier pour faire des avions en papier, jouer aux Legos, dessiner des bonshommes, et, accessoirement, surveiller la garderie :

 

« _ Han ! mais alors t’es mon facteur et en plus t’es Chef de Garderie ! ben dis donc ! » s’exclame un chérubin blond et bouclé à tête de bisou

 

« Chef de Garderie » ! Je n’avais encore été chef de rien du tout, mais c’est bien connu, la vérité sort de la bouche des enfants. Et puis ça sonne mieux que « Vacataire ». Il est bien, ce petit. 

La moitié des CP de ma garderie habitant sur le circuit de ma virée postale, la nouvelle de ma double vie se répandit à la vitesse d’un feu de forêt en plein été, si bien que je croulais dès mon deuxième jour sous les recommandations diverses :

 

« _ Alors attention, hein, t’oublie pas de m’apporter mon « Pirouette » !

   _ Et moi ma boîte elle est en bas !

   _ Hé ! moi je descendrai pour voir si tu travailles bien »

 

Sûr que je ne peux pas les oublier, leurs magazines, à force d’en entendre parler tous les soirs !

 

Cependant, le commencement du mois de Juillet fut synonyme d’un véritable trou d’air dans les effectifs de la Garderie : nombreux sont ceux qui migraient vers des cieux plus cléments avant la date officielle du 11 Juillet.

Le quasi enchainement Poste-garderie comparable en tous points à un véritable Triathlon, devint subitement moins éprouvant.

Et le 11 Juillet arriva, lourd, orageux, tourmenté : c’était la dernière garderie, la boucle allait être bouclée.

Et pour ce dernier acte, peu d’acteurs : seuls les irréductibles, les habitués des lieux, qu’il pleuve ou qu’il vente.

J’avais apporté des bonbons qui firent l’effet d’un morceau de viande saignant jeté au beau milieu d’une cage de fauves affamés. Il s’en fallut de peu pour que je ne meure sauvagement piétiné, submergé par une horde d’enfants hypnotisés par les couleurs chatoyantes des Haribos (encore que j’aurais pu évoquer l’image des fans en délire lacérant mes vêtements pour garder une trace de moi, mais passons.)


Je les vis partir un à un, insouciants, égal à eux-mêmes (c'est-à-dire sans même dire « au revoir » pour certains) : un soir comme les autres, en somme, seulement ponctué de quelques « A l’année prochaine ! »

Un bisou et voila la dernier parti. Je me retrouve seul face à mes fiches de présence que j’ai – encore – oublié de remplir.

Toutes ces petites bouilles avec leurs répliques qui tuent, leurs théories fumeuses, leurs certitudes aussi, déjà : je les ai surveillés, je les ai vus évoluer tous les jours depuis le mois de Septembre et je dois dire que je me suis attaché à leurs frimousses espiègles, à leurs regards d’enfants rendant le monde si simple…

Ils m’ont étonnés, amusés, déconcertés, enthousiasmé : j’ai eu la chance de me replonger dans l’époque bénie du primaire (et d’être payé pour ça en plus !) où tout était simple.

Je descends le grand escalier de pierre pour la dernière fois, sous le regard sévère du buste de la République, et je me demande si je suis déjà nostalgique de ces bons moments passé sur un banc de la cour, dans la tiédeur des fins d’après midi, racontant des histoires sans queue ni tête à une poignée de gamins n’osant pas m’interrompre pour aller jouer, ou si je pressens que je ne renouvellerai sans doute pas l’aventure l’année prochaine à cause de mon emploi du temps de 3ème année.

Dans tous les cas, il me restera septembre comme lot de consolation, avant que l’Université ne reprenne son rythme de croisière.

par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 22 juin 2008
A Lyon, la fameuse Fête de la Musique d'hier soir, c'était avant tout une chaude soirée d'été (après 6 mois d'hiver, personne n'a encore osé se plaindre de la chaleur, tant les 3 dernières semaines de pluie continue ont choqué les esprits).

Et durant la-dite chaude soirée d'été, tout le monde sort pour admirer des musicos (15 minutes pour s'accorder en Mi bémol, 3 minutes pour jouer. Mais ça a son charme. Et puis c'est gratuit.) et surtout pour déambuler en piétinant, serrés les uns contre les autres (mais ça a son charme également, paraît-il, et c'est aussi gratuit).
Alors il ne fait plus simplement chaud: c'est tout bonnement le grill.
Ajoutons à cela une concentration de musiciens avoisinant les 25 au mètre carré, et la Fête de la musique à Lyon ça donnait ça:

Voir le Fichier : Fetedelamusique.mp3
(et encore je vous la fait "light")

Pourtant il y avait des choses alléchantes, avec le recul.
Mais emportés par la foule (qui nous traine et nous entraine, oui, exactement, merci de suivre) et ballotés au gré des "On a perdu bidule! quelqu'un a du crédit pour l'appeler?" sur fond de basse hurlante nous donnant l'impression d'être des portables en mode vibreur permanent, je n'ai pas eu l'esprit de sortir le programme de mon sac.
Les torts sont donc partagés.
Mais tout de même, j'ai la désagréable sensation que la fête de la musique est victime de son succès.

par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 5 juin 2008
Rendons à César ce qui est à César, le contenu de cet article est un mail que j'ai reçu d'une camarade droiteuse.
(NB: Avis aux amateurs, la Fac de Droit est quasi exclusivement féminine. Idéal pour se préparer un avenir serein  consistant en la lourde tache de se faire entretenir.)

J'avoue tout: j'ai ri.




 Tu sais que tu es définitivement juris... droiteux pardon quand :


1/ Le combat 'publicistes/privatistes' , ça te parle


2/ Tu emploies les termes suivants dans ta vie personnelle :
'a fortiori ' 'y'a prescription'; ' notoire' ; 'en l'espece' ; 'quid de '.;
'superfetatoire' ; 'in fine'; 'de facto'; 'nonobstant' ; 'exoneratoire';
 'imputabilite'; 'le cas echeant'; ' intuitu personae' ; 'eu egard'; ' de surcroît ' ;
 'En tout état de cause' ; ' respectivement ' ; 'ipso facto' ; 'dirimant' ; 'arguer'; 'exorbitant de droit commun'; 'ça, ça va faire jurisprudence !';  ' de cujus' ; 'force est de constater' ; un 'contentieux entre eux' (au lieu d'une brouille) ;
 'l'autorité de la chose jugée'; ' délai de rétractation' ;'un vice caché '
 'y'a dol !'

Ca peut donner dans une dispute conjugale :
' le juge du fond, qui n'est pas la moitié d'un con, ne saurait se laisser abuser par les allégations mensongères de la partie adverse, laquelle, de surcroît, ne verse à la procédure aucun élément ou pièce de nature à étayer lesdites allégations'.


3/ Tu ne peux pas acheter un billet d'avion, souscrire un abonnement chez Orange ou louer une voiture sans avoir lu les 3 pages de conditions générales écrites en Arial 0,5


 4/ Tu ne supportes plus que les gens parlent de la loi sur l'interdiction de fumer dans tous les lieux de convivialité alors qu' ils devraient savoir que c'est un décret, et que ça change tout (même si ça ne change rien).
Et bien entendu la loi DISPOSE, elle ne saurait stipuler, alors que les>> traites et les conventions STIPULENT, c'est pourtant pas compliqué !. Et puis on 'fait' pas appel, on interjette, merde !!!!


5/ Tu te mets à traiter toute question, meme personnelle, en deux parties, deux sous parties et deux sous sous parties, avec des titres qui se répondent


 6/ Dès que tu entends 'lancer de nains' et/ou 'Morsang-sur-Orge', dans ta tete tu te dis CE. 27 octobre 1995 Commune de Morsang-sur-Orge: principe de dignite de la personne humaine! C'était un arrêt d'Assemblée?


 7/ Tu gardes à l'esprit que la juridiction administrative 'considère'  tandis que l'autorité judiciaire 'attend'


 8/ Quand tu roules sur les Quais devant l'Ile de la Cité à Paris, ce n'est pas la Conciergerie qui t'émeut mais la Cour de Cassation.


9/ Au lieu de dire 'je t'aime' tu as déjà susurré à l'oreille du/de la bien-aimé(e) : 'mon intention libérale envers toi est irréfragable...'

 Au lieu de dire 'j'ai trouvé ce truc par terre' tu dis 'Hé les gars j'ai trouvé une res nullius!';
 Au lieu de dire 'arrête de te plaindre, c'est d'ta faute' tu dis 'Nemo auditur propriam turpitudinem allegans',
 Au lieu de dire 'dis donc, tu m'avais promis!' tu dis 'héo, pacta sunt servanda!'
 ......ça te venge des 3/20 que tu récoltais au collège en latin.

Systématiquement, lorsqu'un de tes amis change d'avis ou de programme, il a droit à 'Mais c'est quoi ce revirement de jurisprudence!?'.


10/ Tu ris aux blagues de juriste :
 Q: Quel est le point commun entre un string et un commentaire d'arrêt ? ...................
  R : Il faut coller à l'arrêt.



'Cré vin'dieu d'mildiou!!
Votre Héliographe préféré est contaminé aux 2/3!
Oui messieurs dame, le droit, ça abime. Et sans qu'on s'en rende compte, qui plus est: le mal est fourbe et piégeux!
Vite! un vaccin.
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Dimanche 18 mai 2008
Prenons un automobiliste lambda, quoique propre sur lui et particulièrement pointilleux sur la précision de ses créneaux (vous pouvez le noter, c'est important pour la suite)

Sa voiture est impeccablement garée, au centre d'une place de parking conçue tout exprès par des ingénieurs-concepteurs de talent.
Il a payé sa taxe quotidienne à la collectivité territoriale qui l'a vu naître, grandir et s'épanouir en gavant le Parcmètre de monnaie, bref, c'est le contribuable parfait que j'imagine volontier avec une petite moustache blanche impeccablement taillée, en parfaite harmonie avec une coupe de cheveux coupés courts, bien rangés selon la mode de la raie sur le côté, sans oublier les petites lunettes - de lecture  uniquement - triomphantes sur le bout de son nez parfaitement droit.

Il rentre dans sa petite maison coquette (ceinturé d'une cloture en bois) et vaque à ses occupations quand tout à coup, un adolescent boutonneux de type prépubère dégoulinant d'hormones (15 ans, donc) surgit fin bourré, se viande contre sa voiture et se casse une jambe. (Scénario annexe: il a une bouteille de vodka à la main qui se brise dans la chute. Il tombe sur les morceaux de verre et se blesse profondément. Hémoragie, sang partout, route dégueu...Stoppons là le scénario: point trop n'en faut.)

Et alors?

Et alors notre contribuable-parfait-à-petite-moustache-blanche est responsable du malheur du jeune homme quand bien même il aurait eu le potentiel pour mettre en émoi tout un service fiscal grâce à la seule clarté de sa déclaration d'impôts.
Comprendre "Il va douiller grave sa race."

Parce que le gamin a moins de 16 ans et qu'il n'a pas volontairement recherché  le dommage
(il était "fin bourré" si vous avez bien suivit) qui résulte d'un choc entre lui et une voiture. (NB: avec un vélo, ça ne marche pas.)
Ce serait la même chanson si l'inconscient d'un septagénaire le jettait sur un scooter, d'ailleurs.

Oui c'est ça: courrez louer un garage gardé par des miradors et des barbelés, je vous attends pour vous raconter la suite.
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Dimanche 4 mai 2008
Devant le succès décoiffant du 1er épisode de ce feuilleton souterrain en deux parties (7 lecteurs que je salue au passage: je vous aime), je ne pouvais rester de marbre dans ma tour d'ivoire (je suis dans ma période matériaux nobles en ce moment, pardonnez moi.) en vous abandonnant cyniquement à la lente torture d'une attente insoutenable.
Ne me remerciez pas.

Voila donc la suite.






Ce que je raconte là peut indifféremment avoir lieu le matin à 7h du mat’ ou au contraire à 18h.

« Affabulateur » me direz-vous (encore que vous n’ayez rien à dire, mais je suis tolérant) « d’où sort la mamie à l’heure que choisit l’aube pour pointer son nez rose ? »

Bravo pour la poésie de votre question, mais je ne peux malheureusement y répondre. Pourquoi une mamie très certainement retraitée prend-elle le métro à 7h du matin alors que c’est de loin l’heure la plus chargée de la journée ?

Ne pourrait-elle pas aller acheter ses poireaux plus tard (d’ailleurs où diable les a-t-elle trouvé ?) ? Là encore, silence radio.

Si ça se trouve, toute personne de plus de 60 ans est membre d’une Organisation Secrète, parce que parfois, ils sont plusieurs dans la même rame. Et avec les mêmes poireaux. Je suis observateur mine de rien, moi, le matin. Ce légume a peut-être des propriétés ensorcelantes pour des rituels vaudou… D’ailleurs maintenant que j’y pense, le poireau vinaigrette de la cantine m’a toujours fait vomir. C’est un signe qui ne trompe pas.

 Ça frise l’indécence, tout de même, de se plonger avec délectation dans un bain de foule tôt le matin quand on a la possibilité de dormir jusqu’à midi sans avoir à rendre de comptes à personne, mais après tout c’est leur problème.

 

Aussi viennent-ils ajouter une fleur au bouquet de senteurs variées qui enivrent les wagons aux périodes clefs de la journée. Les yeux fermés, on peut déterminer avec précision l’heure qu’il est, à quelques minutes près : le matin les voitures embaument le parfum, le déodorant et le linge propre. Et le poireau (n’oublions pas notre énigmatique mamie agent secret vaudou).

Mais ça fleure également bon le chou moisi oublié au fond d’un frigo pendant 3 semaines lorsque le gars qui vous souffle dans le cou – intimité des heures de pointe oblige – n’a pas jugé bon de se laver les dents.

Âmes sensibles s’abstenir.

A midi, c’est au tour des sandwichs et des Mac Do d’exhaler leur délicat fumet de boustifaille graisseuse qui a la fâcheuse caractéristique d’imprégner avec une surprenante rapidité les textiles de quelque matière que ce soit, avec une intrigante préférence pour la laine.

Quand au soir, l’odeur de linge propre ayant déjà cédé la place à celle de la friture, cette dernière s’est parée d’un fond violent de transpiration racée.

Il paraît que l’on communique beaucoup à grands renforts d’odeurs, celle de notre transpiration déterminant de par sa composition chimique avec quel autre humain nous serions potentiellement accouplable pour perpétuer noblement notre race à deux pattes.

 Si tel est le cas, alors le métro est également une vaste agence matrimoniale plus odorante que les vestiaires de l’équipe de foot municipale senior, bedonnante et essoufflée un soir de match.

On pourrait s’échanger nos échantillons de transpiration plutôt que nos numéros de téléphone : comme la vendeuse de Marionnaud qui nous fait sentir les parfums sur des bandelettes de papier… Ce serait tellement plus romantique…

Dans tous les cas, me concernant, le tri est d’ores et déjà fait, et consciemment de surcroît: j’ai devancé la chimie, rien que ça. Je dois pourtant concéder que celui qui se cramponne de son mieux aux barres du plafond pour éviter de s’étaler au premier virage m’a beaucoup aidé : l’auréole décorant fièrement son Tee-shirt au niveau des aisselles et sur laquelle j’ai la joue collé m’a soufflé discrètement au creux de l’oreille que je n’étais pas accouplable avec son propriétaire. Sûr que ça ferai des petits monstres sinon.

 

C’est amusant aussi de regarder les gens. Et c’est encore mieux de reconnaître ceux que l’on a croisés le matin même, si on y arrive (ce qui n’est pas gagné d’avance, même pour les yeux expérimentés).

Le look va de paire avec le parfum : en lieu et place du maquillage naguère impeccable et du tailleurs couleur crème aux plis parfaitement marqués se dévoilent à présent une silhouette échevelée,  les traits tirés et les yeux cernés entachés de coulures de maquillage. A croire qu’en sortant du métro et pendant toute la journée, la jeune cadre dynamique dont le chignon dénote un caractère stricte, austère et totalement hermétique à l’humour a du affronter une équipe de rugbymen enragés, décidés à lui sauter dessus quoiqu’il arrive.

C’est encore plus sympa quand il pleut : celles qui ont eu le malheur de se maquiller à outrance (au mépris de la réglementation de la pollution visuelle) ressemblent à des aquarelles surréalistes qui pourraient se faire vendre à un riche mécène américain sans même s’en rendre compte, pour peu que le wagon transporte un commissaire priseur un peu zélé.

 

Vous l’aurez compris tout n’est pas qu’harmonie dans ce huis clos confiné. Parfois un intrus vient se glisser dans l’ordre établi et en profite pour torpiller sa stabilité précaire : une mauvaise odeur peut très bien s’immiscer sans la moindre gène dans l’atmosphère endormie d’un matin tiré à quatre épingle. Il n’y a pas d’heure pour puer.

Une atmosphère de suspicion se répand alors, toute aussi nauséabonde que le pet fourbe et fermenté du matin, et chacun se demande qui a bien pu commettre cette atrocité olfactive que la Convention de Genève avait omis de répertorier parmi les gaz interdits même en cas de guerre totale.

 Il ne fait pas bon, alors, avoir une sale trogne : ce sont vers eux que tous les regards – accusateurs – convergent en premier. A croire que ce qui est laid pue forcément.

Heureusement que c’est subjectif : la personne visée par la silencieuse vindicte populaire scrute alors son coupable qui se retrouve alors assiégé par une légion de paires d’yeux humidifiés par l’odeur piquante. Et ainsi de suite. Ce qu’on s’amuse.

Mais le plus fort, c’est que ces relents d’égouts s’échappent souvent des créatures insoupçonnables : j’en ai moi-même fait l’expérience lorsque je suivais une fille d’une rare élégance et que tous mes cheveux manquèrent de tomber après l’émission d’un couinements suspect. Et ce, alors même que nous étions coincé sur un escalator bondé : c’était délibérément prémédité pour nous souffrions tous. La garce. Et bonne comédienne en plus : j’admire de mes yeux embués l’air outré qu’elle emprunte avec une facilité déconcertante en retroussant les narines.

Moi qui pensais qu’une jolie fille ne faisait pas caca, on en apprend tous les jours…


Fin du 2ème Episode.
(oui parce que j'en avais prévu que 2 au départ, mais il en aura un 3ème. Et ne vous plaignez pas, sinon j'en rajoute un 4ème. )
par L'Héliographe publié dans : Forum d'Eironeia
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Blog : Politique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus